mercredi 26 février 2014

Confidences et retour sur l'aventure

Après avoir fait 16heures d'avion et 8heures de train, sans compter les heures d'attentes interminables... nous sommes arrivés le 14 février dans le froid et la grisaille de la France!

Et oui, le retour n'était pas prévu aussi tôt mais on a du changer de programme!!!
Comme un blog c'est aussi une façon de se confier et puis vous (la famille, les amis, les copines blogueuses et tous les autres lecteurs...) vous nous avez suivi par le biais de ce blog, dans cette aventure, il est temps de vous dire les raisons de notre retour et de faire profiter de notre expérience les futurs routards qui se retrouveraient dans la même situation que nous.

N'ayant jamais montrer le bout de son nez jusqu'alors, nous avons décidé de tout vendre et tout quitter afin de partir en sac à dos en Asie et Australie.
Mais voilà qu'au bout de 15 jours de périple au Vietnam, j'avais un retard de...15jours... j'ai attendu d'être dans la grande ville d'Ho Chi Minh pour faire un test que par chance j'avais emporté avec moi, il s'est avéré être positif.
Dans l'heure qui a suivi, j'étais dans un laboratoire d'analyse pour vérifier si c'était vraiment vrai puis pour voir depuis combien de temps j'étais enceinte.
Et là, beaucoup de questions se sont posées et d'appréhension car ce n'était pas prévu là, en début de parcours, après avoir tout quitté pour faire ce voyage.
Deux jours après nous avions rendez-vous dans une clinique avec un gynécologue. Par chance, nous avons trouvé un établissement français, le Centre Medical International CMI au centre d'Ho Chi Minh où les médecins parlent français et sont très bien équipés.
Bref, on a pu poser toutes les questions qui nous trottaient dans la tête, faire les examens et sur les conseils de ce docteur nous avons décidé de continuer la route.
Nous avons fait une croix sur le Cambodge car trop de paludisme et nous nous sommes rendus en Thailande.
Bien sur, il a fallu faire 3fois plus attention à la nourriture et essayé de trouver une alimentation plus équilibrée, pas facile qu'en on trouve que du riz!
En plus,  je savais déjà que je n'était pas immunisée contre la toxo ce qui n'arrange pas les choses, surtout qu'en on mange dans des petits boui boui avec des règles d'hygiènes d'un autre temps!
L'eau n'étant pas potable, il faut oublier de manger des crudités dans les restos et choisir des choses bien cuites. Niveau produit laitier, ils ne connaissent pas... bref pas top top de manger équilibré!!!
On a quand même continué à vadrouiller et pris tout un tas de moyens de transport (bateau, avion, bus, train, scooter...).
En Thailande sont apparues les premières nausées et un dégoût total pour la nourriture. Faut savoir qu'il fait très chaud dans ces pays et que les odeurs de cuisine et d'égouts n'aident pas à se sentir mieux!!
En Malaisie ça c'est un peu mieux passé niveau nausées mais le riz commençait à me sortir par les yeux!
Pour la première écho à 12semaines on avait pris rendez vous à Kuala lumpur dans une clinique que nous avait recommandé l'ambassade : Prince court.
Le médecin parlait anglais avec des mots techniques mais on a réussi à comprendre l'essentiel, on a pu enfin le voir et entendre son petit coeur, que d'émotion!!!
Puis ils m'ont fait toute une série d'examen.
Le 25 décembre on a annoncé la nouvelle à nos parents qui étaient ravis!!!
On a continué la route vers l'Australie, où j'ai pu enfin trouver des aliments plus occidentaux et on a surtout beaucoup discuté et reçu de nombreux conseils de notre amie qui vit la bas et qui attend son deuxième enfant. J'ai aussi commencé à prendre des compléments alimentaires sur ses conseils, comprenant tout un tas de vitamines et nutriments essentiels "blackmores pregnancy" au moins c'était déjà ça de gagner.
Le périple en Van n'a pas été terrible pour moi, les 1700km en 5jours on était très fatiguant. Sur cette expérience on a raccourci le voyage et bien sur oublié le wwoofing prévu à la base. Pour se rendre en Indonesie, à Bali et y passer un mois.
On a choisi un peu plus de confort dans les hôtels avec toujours une piscine pour se rafraîchir.
Le ventre a commencé à bien se voir et les trajets sont devenus plus fatiguants.
Les 15derniers jours on a pas beaucoup bougé, juste profité de ces derniers instants de farnientes au soleil de Bali.
On est rentré en France pour la deuxième échographie des 20semaines, ça devenait plus risqué de continuer à voyager dans ces conditions, puis il faut penser maintenant à trouver un petit chez nous et racheter meubles, voitures et nécessaire bébé...
Je compte reprendre mon blog Cerise sur le pinceau dès qu'on sera de nouveau installé car j'ai un tas d'idées dans la tête de couture, déco et custo à partager!!!

Ayant trouvé peu de sujets sur voyager en étant enceinte, je voulais partager cette expérience et quelques conseils aux aventurières qui se retrouveraient dans la même situation :
J'avais fait les vaccins avant de tomber enceinte, je n'ai pas pris d'antipaludique car pas recommandé pour la grossesse et j'ai évité les zones où les risques d'infection sont élevés : le site de l'institut pasteur est très bien fait et mis à jour régulièrement.
J'ai abusé de l'antimoustique car dans ces pays tropicaux il y a plein d'autres maladies : anti moustique tropical 5 sur 5, efficace et recommandé pour les femmes enceintes.
Pour le sac à dos j'ai voyagé léger, moins de 10kg mais passé le 3eme mois j'ai carrément arrêté de le porter.
J'ai envoyé la déclaration de grossesse à la secu avant les 12semaines et fait l'écho dans les temps en conservant bien les factures pour pouvoir être remboursée d'une petite partie en rentrant.
En Australie, j'ai pris une assurance voyage grossesse car les frais médicaux sont très chers et la majorité des assurances voyage ne couvrent pas les femmes enceintes. On a aussi payé les billets d'avion avec la carte bleue ce qui permet d'être rapatrié au moindre problème.
Après je me suis reposée et j'ai oublié les sports à risque : plongée, surf... mais j'ai profité à fond  des baignades à la mer et dans les piscines.
Niveau transport je ne suis pas un bon exemple et malheureusement je le paye maintenant!
On s'est aussi dit au moindre soucis on arrête tout et on rentre!
Pour finir,  j'ai relativisé, respiré et chassé tous les soucis... essayé de ne pas stresser pour un rien pour finalement être heureuse tout simplement et savourer pleinement ce petit bout d'aventurier qui grandit en moi!

Une petite photo de mon ventre à 4mois, à Bali.

Merci pour vos nombreux et gentils commentaires tout au long de cette aventure!

samedi 22 février 2014

Compte rendu de Bali, Indonesie

Après avoir passé 1 mois à Bali, il est temps de faire le bilan de ce qu'on a aimé ou moins aimé dans ce pays. Bali a été le 5eme pays traversé en 4mois de voyage.

Ce que l'on a aimé :

  • La gentillesse et le sourire des balinais
  • Le coût de la vie peu cher, surtout pour nous
  • Les différents paysages : plages, rizières, volcan, fonds marins...
  • Des piscines dans tous les hôtels qu'on a fait avec le p'tit déjeuné inclus
  • La religion hindouiste et les offrandes quotidienne aux temples : le dévouement des balinais
  • La facilité de se déplacer dans l'île, à petit prix
  • La ville d'Ubud, Uluwatu et Sanur
  • La végétation tropicale
  • La cuisine balinaise, équilibrée et toujours à base de riz, des grillades à la sauce cacahouètes et les poissons grillés sauce épicée...
  • Peu de fast food (pour l'instant)

Ce qui nous a moins plu :
  • La pollution, les déchets sur les plages
  •  Les marchands ambulants qui nous harcèlent dans les grandes villes et sur les plages
  • Les embouteillages
  • Toujours négocier les prix qui sont gonflés au max pour les touristes
  • Le tourisme de masse dans la région de Kuta

Ce qui nous a étonné :

  •  La lenteur des balinais, très cool, surtout pas pressés
  • La monnaie : 1€ = 16000rps (roupie)
  • La musique traditionnelle, sorte de percussions répétitives, qui résonne partout dans l'île
  • La tenue de balinais : le sarong
  • Les combats de coqs, très prisés par les balinais qui parient la victoire de leur bête. On voit les coqs sur le bord des routes, enfermés dans des petites cages d'osier
  • Le café "kopi luwak" à base d'excréments de la civette (voir article précèdent)


En bref, nous aurons eu de la chance avec le temps car on s'y est trouvé pendant la période de la mousson. En journée les températures étaient proches des 40° et les orages éclataient en début de soirée, avec des trombes d'eau la nuit.
Nous aurons dépensé en moyenne 6€ à deux pour manger et 17€ pour les hôtels en se faisant plaisir de temps en temps avec des hôtels plus chics.
Les prix sont beaucoup plus élevés au Sud qu'au Nord en raison du tourisme de masse.
La beauté des paysages, la diversité du patrimoine culturel et l'art de vivre nous ont fasciné. Il y a tellement d'endroits à découvrir et les paysages changent au fur et à mesure que l'on parcourt l'île (plages, rizières, temples, lacs, volcan...).
On a été émerveillé par les traditions et les croyances omniprésentes  dans la vie des balinais, même avec un tourisme grandissant.
C'est une petite île où il faut prendre son temps pour découvrir les recoins, les petites routes, l'ambiance des villages et la joie des balinais.
Il faut s'éloigner  des zones trop touristiques du sud de l'île qui gâchent de beaux endroits.
On a quand même été assez choqué par la pollution des plages autour de la ville touristique de Kuta, c'est tellement dommage de gâcher de si beaux endroits...
Très heureux d'avoir pu faire le tour de l'île et s'imprégner de l'ambiance zen balinaise, le dépaysement est total!




samedi 8 février 2014

Sud de Bali, presqu'île de Bukit

 Retour sur Sanur après l'avoir quitté 10 jours plus tôt, le temps est toujours parfait mais pas assez de vent pour le kitesurf.
On ne reste qu'une nuit car on a déjà bien visité le coin et on entame le tour de la presqu'île de Bukit, avec ses falaises et ses nombreux spots de surf de classe mondiale!
On se pose pour commencer à Nusa Dua, plus précisément sur Benoa, sorte de bande de terre qui remonte vers le nord. C'est la continuité du lagon de Sanur, avec une petite différence, le bord de mer est constitué d'hôtels de luxe, d'immenses complexes avec de multiple piscines, de restaurants hors de prix et d'une route encombrée et ultra bruyante.
Comme on a pas le même budget que les touristes du coin, on se rabat sur un petit hôtel très sympa à 200m de la plage et on squatte un peu la piscine pour se reposer. On ne reste qu'un nuit car l'endroit n'est pas terrible, les warungs (resto locaux) sont chers et pas très bons, le lagon est rempli de jet ski où banane tractée (grosse ressemblance avec Phuket).
On part de l'autre coté de Bukit pour rejoindre Uluwatu et vadrouiller dans le ce coin. L'hôtel que l'on a choisi, est situé dans un immense complexe hôtelier, le Pecatu Indah Resort, qui comprend une dizaine d'hôtels et d'un golf.

L'endroit est surréaliste, c'est un grand parc désert avec de longues et larges routes animées par quelques scooters et taxis, et une vie locale inexistante, pas un resto ni supérette, rien...
On loge au New Kuta hôtel, sorte de club Marmara du coin avec une clientèle essentiellement chinoise (nouvel an chinois au même moment!).
L'endroit à l'avantage d'être à coté de deux superbes plages, Dremland et Balagan.
On part mangé sur Dreamland beach, minuscule bout de sable à marée basse mais très joli endroit de sable blanc et d'eau turquoise.
Dreamland beach

Le lendemain, on se rend sur Balagan beach. Il n'y a pas de plage à marée haute, la mer est dechainée et les nombreux rochers rendent la baignade dangereuse.  On mangera dans un petit resto sur pilotis, au dessus de l'eau. Oliv en profitera pour y faire du surf.

Lundi, on loue un scooter, direction l'extrême sud de l'île, pour visiter le temple d'Uluwatu, construit en haut d'une falaise et habité par des singes voleurs.
L'entrée est payante comme tous les sites en Asie, on nous demande de mettre un sarong par dessus nos vêtements pour aller le visiter et de ranger nos lunettes et autres objets à porté de main à cause des singes.
La vue est spectaculaire en haut de la falaise avec les rouleaux des vagues au pied.
Le temple n'est pas exceptionnel et surtout fermé comme la majorité des temples à Bali.

On décide de reprendre la route pour découvrir la plage d'Uluwatu, le paradis des surfeurs, (spot de surf de renommée mondiale) où seul les surfeurs pro peuvent se risquer aux véritables tubes de vagues.
Quelques échoppes bon marché se trouvent en haut de la falaise où on peut y manger des plats traditionnels (nasi goreng) ou boire un jus de fruits en admirant le panorama et les surfeurs se débattre dans les rouleaux.

Après ça, on va voir la plage de Padang padang, réputée aussi pour son spot de surf et sa belle plage de sable blanc, loin du tourisme de masse. Mais à marée haute il n'y a pas de plage et la baignade est dangereuse à cause des forts courants.
Le panorama vaut le coup d'oeil!

On y passera un bon moment avant de retrouver une petite villa louée pour deux jours avec piscine privée, pour un prix dérisoire, de quoi se ressourcer et rêver!!!

Après cette parenthèse, on se rend du coté de la baie de Jimbaran, en dessous de Kuta. Jimbaran est un village de pécheurs, avec une grande plage de sable blond et... à notre grande surprise on retrouve une mer polluée et une plage très sale pleine de détritus. Rien à voir avec les avis lus sur les sites internet.
Heureusement la majorité des hôtels sur l'île ont des piscines, beaucoup plus tentant pour se rafraîchir que de nager avec les plastiques!
Jimbaran
carte de Bali, notre trajet
Pour finir l'article, voici la petite histoire qui nous a bien amusé, du café le plus cher du monde qui se trouve à Bali : le kopi luwak.
En fait le luwak c'est une petit animal, sorte de fouine qui se nourrit des baies de café mais qui est incapable d'en digérer les grains. Le passage d'en son système digestif entraîne une réaction chimique qui aurait le mérite d'enrichir l'arôme des grains de café. Ainsi, les agriculteurs, récoltent les excréments, les nettoient, les font sécher au soleil et les torréfient. Un petit sac de 370 grammes peut atteindre le prix de 200€!

mardi 28 janvier 2014

Nord de Bali

Après Ubud et ses boutiques artisanales, on prend la direction de l'Est de Bali pour se rendre à Amed, haut lieu du snorkelling et de la plongée.
On stoppe une nuit à Candidasa pour faire une pause sur le trajet et ne pas enchaîner les 4h de voiture d'un coup.
Cette petite ville sur la cote Est de Bali n'a pas beaucoup d'intérêt, la barrière de corail a été détruite et utilisée pour construire les hôtels sur le bord de plage et le sable a été emporté par les vagues, donc plus de plages. Ils tentent de palier le problème avec des digues mais ce n'est pas très paradisiaque comme décor. Néanmoins, on se trouve un petit bungalow avec notre premières vraie piscine sur la mer qui est assez sympa.

On continue la route jusqu'à Amed et plus on avance, plus le décor change et devient sauvage, une vraie jungle tropicale s'ouvre devant nous, entrecoupée de rizières en étage, de montagnes au loin et de plages de sable noir.
A savoir qu' une fois le riz ramassé, les champs servent à cultiver des cacahuètes (très consommées en Asie) et ça pousse de la même façon que le riz, sous terre!




Ce coin de l'île est beaucoup moins touristique que Kuta où Sanur, il y a juste des villages de pécheurs. Seuls quelques clubs de plongée et hôtels laissent entrevoir l'aspect touristique. La plage n'est pas très engageante : c'est un mélange de galets et de sable noir avec les nombreux bateaux de pécheurs rustiques.
On ne vient pas à Amed pour ses plages mais pour son coté authentique et ses fonds marins.


En compagnie de petites balinaises
On renoue avec le temps pluvieux que nous avions laissé en Thailande mais celui ci nous permet d'être les seuls clients de l'hôtel situé sur la baie de Jemeluk (bungalow sur la plage) qui est géré par quelques gamins à l'arrache.
On ne restera que le temps qu'Olivier fasse une plongée puis direction le nord de l'île.
Le snorkelling depuis la plage ne sera pas possible : trop de vagues les jours précédant ont remué le sable noir et le déluge d'eau de pluie a rendu l'eau marron. 

La plongée (pour les amateurs) : Le coin d'Amed possède l'une des plus belle épave au monde, c'est pas moi qui le dit!  "Plongée dans l'épave USS Liberty. Ce cargot de 120m a été torpillé par un sous-marin japonais en 1942. Malgré une tentative de remorquage, il échoua sur la plage de Tulamben. Quelques années plus tard, l'éruption du volcan Agung le plongea dans la mer. Il se situe maintenant entre 5m et 28m et à seulement 50m du rivage. C'est devenu un magnifique récif artificiel très populaire et parmi les plus belles épaves du monde."

J'ai plongé avec le club Baruna situé prés de Jemeluk, club tenu par des français et très bien équipé. Mon guide était Komang, un balinais, divemaster depuis pas mal d'années et très sympa. En arrivant sur le site, on se rend compte du succès de cette plongée.On a beau être en basse saison, il y a des dizaines de personnes qui s'équipent sur la plage et se sont les femmes du village qui apportent les bouteilles qu'elles transportent sur leur tête!
Le départ de la plage change du jeté en arrière sur un bateau, c'est plus casse- gueule et assez ridicule comme démarche (tous équipés avec les palmes!).
Les premiers abords de la plage sont sombre, on y voit pas à 2m en raison du sable noir, mais après quelques coups de palmes, cela s'améliore et on a une très bonne visibilité (au moins 10m).
Au bout de quelques minutes, j'aperçois enfin la bête, une masse noir et immense qui peu à peu se découvre, on peut encore distinguer clairement les formes malgré le corail qui l'a envahi et ses diverses parties (échelle, garde corps, coques...).
Pour une première épave, c'est juste incroyable, j'en prend plein les yeux surtout qu'il y a une vie marine impressionnante. On passe 40min à découvrir cette épave et à s'engouffrer dans certaines parties du bateau. L'apogée de la plongée sera la vue d'une tortue marine évoluant à 1m de moi et ne faisant même pas attention à la bonne dizaine de plongeurs dans le secteur, que je suivrai un bon moment. Il faut de nombreuses plongées pour faire le tour du bateau vu ses dimensions.



La deuxième plongée (toujours vendues par deux ici) sera juste à coté, sur un tombant de corail, où l'on évolue entre 5m et 20m. Toujours plus d'espèces marines (murènes, hippocampes nain, pieuvres et plein de poissons bizarre...) et un gâteau d'anniversaire en béton au fond (pas compris ce que c'était).
Cette plongée est incontournable si on vient à Bali, on peut même faire du snorkelling au dessus de l'épave car elle est peu profonde à certains endroits et le cadre est magnifique avec le volcan en fond. Une des plus belle expérience du voyage!

Après être doucement redescendu sur terre le lendemain, on continue la route avec un vrai pilote (ou pas ) qui ne connaît que trois vitesses sur sa voiture (90km/h en fond de troisième tout le long).
Direction Lovina qui est un ensemble de petits villages sur la cote nord de l'île, toujours avec cette plage de sable noir qui ne donne pas envie de s'y prélasser. L'endroit est connu pour les excursions (où "traque" selon les descriptions) pour voir les dauphins au large, très tôt le matin.
Nous avions envisagé de la faire mais le mauvais temps et l'état de la mer en ont décidé autrement. A ce qu'on a entendu, pas sur à 100% d'en voir et des dizaines de petits bateaux poursuivent le moindre signe de l'animal, cela ne donne pas trop envie.

Au bout de deux nuits à entendre la pluie, on repart vers le soleil au Sud, tant pis pour le nord-ouest avec ses autres sites de plongée reconnus.
On traverse l'île en passant par deux cols de montagne avec des paysages toujours plus beaux, rizières, lacs, jungle...
Arrivés à Canggu, ville réputée pour ses vagues (Echo beach) et sa tranquillité pourtant à quelques km de Kuta. 
Le premier hôtel était un peu une erreur, un surfcamp à 500m de la plage avec location de "motorbike" (scooter) et planche de surf. Cela aurait était pas mal si la chambre avait été mieux et le ptit dej plus rapide (un café et deux toasts grillés au bout de 40min). Mais surtout si on s'était pas fait réveiller à 2h de mat par un gars tout bourré qui a mis sa musique sur les enceintes du bar de l'hôtel à fond en buvant sa énième bière tranquille, et qui parait tout étonné quand je (olivier) descend en caleçon un peu sur les nerfs pour lui demander d'arrêter... (le staff de l'hôtel ne reste pas la nuit, ils sont cool ces balinais, on en reparlera en bilan!).
Bref, on change pour un hôtel mieux et moins cher au bout de la rue direct sur la plage avec sûrement l'une des plus belle vue de Bali : une vue magnifique sur la plage en contrebas, sur toute la cote de Kuta et sur la presqu'île de Bukit, le tout tranquille dans la piscine où au bar...(il faudrait demander s'il loue pas gérance!).
Station essence locale sur la photo en bas à droite

On profite du coin pour aller voir le temple de Tanah Lot, un des plus célèbre de Bali, qui a marée haute devient une île (un mini Mont St Michel).
Le site est envahi de chinois, et on observe une pratique des plus moderne, des photographes se proposent de vous prendre en photo et l'imprime directement grâce à leur mini imprimante portable dans leur sacoche, vraiment à la pointe les balinais!


 Premier surf à Bali (enfin), même si les vagues sont pas au top car c'est la mauvaise saison pour ce coté de l'île (vent d'ouest soutenu, on-shore pour les puristes), quelques vagues de prises dans un eau à 28°C (c'est même trop chaud). On restera trois jours à profiter du coin, des vagues et de la superbe vue au coucher du soleil largement à la hauteur de la réputation ( on en voit pourtant souvent sur la cote basque mais pas aussi beau, il faut le reconnaître).

Coucher de soleil
Le lendemain, on descend un peu au sud, juste 10km pour retrouver la folie de Kuta avant de retourner sur Sanur et son lagon pour peut-être un peu de kite surf et surtout prolonger le visa dans une agence spécialisée (pas simple de le faire en Indonesie) car il arrive à terme le 12 février et on a pas encore envie de partir...:).
On aura fait le tour de la partie nord de l'île en 6 jours, c'est court mais la météo en a décidé autrement et nous voulons profiter au maximum de cette belle île, sans trop passer de temps sous la pluie dans la chambre d'hôtel.

                                                                                                                                                     Oliv

jeudi 23 janvier 2014

L'Indonésie : Bali

Après l'Australie, il est temps de continuer notre périple vers le cinquième pays : l'Indonésie, et plus particulièrement Bali. 
Nous quittons Maud et sa petite famille qui s'agrandit avec un pincement au coeur, après avoir été si bien accueillis par elle et son mari Bernard (Australien avec son prénom bien de chez nous) et leur adorable petit bout Max.
On prend notre neuvième avion avec un petit stress à l'enregistrement, car l'hôtesse nous enquiquine car on a pas de billet retour. On essaie de lui expliquer gentiment et en anglais (donc compliqué) que pas besoin car on a droit à deux mois sur place pour le visa, et qu'on fait cela depuis le début de notre voyage...Elle prend quand même les numéros de la carte bleu, au cas ou l'on se fasse virer du pays!

Arrivés à l'aéroport, un tampon sur le passeport et c'est bon, on retrouve la chaleur humide de l'Asie même à 11h du soir. Le premier contact est familier, on se croirait en Thailande, mise à part les tenues traditionnelles des locaux en sarong (sorte de jupe pour les hommes et foulard autour de la tête). On retrouve aussi les nuits à l'hôtel, qui nous avez un peu manqué depuis la Malaisie.


 Kuta : 

Notre première étape est la région de Kuta, station balnéaire à la mode Phuket la plus grande de Bali, prisée pour sa belle plage, ses vagues pour surfeurs et son coucher de soleil rouge.
Comme depuis le début de notre voyage, on a très rarement le même diaporama sur place que sur les belles photos internet, et Kuta sera un exemple marquant. Voila la plage que nous trouvons le premier matin sur "l'île des dieux" :

La plage est recouverte de déchets en plastique et de bois, sur une bande de 10m de large, l'eau est marron et le vent souffle en grosse rafale (vagues affreuses). Il faut dire que nous sommes en saison humide, sur cette partie de l'île le vent vient de la mer et ramène tous les déchets de l'indonésie, pays peuplé de prés de 250 millions d'habitants (130M sur Java, l'île en face de Bali). En saison sèche, c'est l'inverse et les déchets sont beaucoup moins importants, même si Kuta n'est pas réputée pour son eau limpide et propre, et qu'en haute saison touristique, les plages sont mieux nettoyées. 
Heureusement, l'autre coté de l'île est plus préservé. La plage de Kuta est néanmoins très belle si l'on fait abstraction des déchets, c'est une longue bande de sable avec palmier et loueur de surf en fond de décor, les écoliers du coin se retrouve le soir pour jouer et se faire prendre en photos avec les touristes, le coucher de soleil est très beau même avec quelques nuages au loin et la plage est séparée de la ville par un mur qui se coupe par de belles entrées avec sculptures et statues hindouistes. On espère que la plage sera nettoyée et belle pour nos derniers jours sur l'île.

coucher de soleil sur Kuta
Donc on profite plutôt de la piscine de l'hôtel avant de découvrir l'Est.

Piscine de l'hôtel et l'entrée de la plage de Kuta

Sanur : 

On prend la direction de la cote Est, et on se pose à Sanur, station balnéaire principale de l'Est qui s'étend sur 5km sur le bord d'un lagon, plus tranquille que Kuta et très réputée pour le kitesurf. 
La plage n'est pas très large mais elle est propre et l'eau est très belle, avec pas mal de poissons tropicaux et quelques coraux. C'est un vrai plaisir de longer la plage sur le chemin (KFC road) où s'enchaîne les hôtels, les restos et les loueurs de chaises longues, même si on retrouve les même pratiques qu'en Asie avec harcèlement constant des locaux : " look my shop" "taxi" "massages" "have a sit"....On sourit poliment et on continue de marcher...

Lagon de Sanur


On reste 4 jours sur Sanur, le temps de profiter du beau temps malgré la saison des pluies (la chance tourne) et de faire un stage de kite pour Olivier, avec des conditions parfaites et un prix qui en ferait râler plus d'un!



Ubud : 

Après ces 4 jours de farniente au soleil et un peu de sport, on se dirige vers Ubud qui est la capitale culturelle de Bali. Cette petite ville est située au nord de Sanur, un peu plus en hauteur et en plein coeur des rizières en étage, typique de l'Asie. 
Cette ville est très connue pour ses boutiques de créateurs, produits artisanaux et ses nombreux temples hindouistes. Il y a aussi un lieu incontournable : Monkey forest où plus de 400 macaques s'amusent à piquer des affaires des touristes, gare à ceux qui transportent de la nourriture. 

On se pose dans un hôtel (avec belle piscine à débordement et vue sur les rizières) à l'entrée de la ville et on part déambuler dans les ruelles ou se mêle touristes et locaux dans une ambiance très sympa. 
Les rues sont très colorées et l'odeur de l'encens envahie la ville. Des offrandes de milles couleurs sont déposées partout plusieurs fois par jour par les balinais. Composées de fleurs, pièces, nourriture et d'encens... dans une feuille de bananier soigneusement découpée, ces offrandes ont pour but de protéger les balinais contre les mauvais esprits. Ils sont très croyants et passent leur temps à en déposer sur les trottoirs où en hauteur près des statues et dans les temples.


Niveau nourriture, on retrouve les mêmes noms de plats qu'en Malaisie "nasi goreng" "ayam"... des plats à base de riz. Mais aussi du porc car Bali est à majorité hindouiste, du poisson grillé, des brochettes "satay"... ces plats sont accompagnés de sauces épicées, à la cacahuète ou la traditionnelle "sambal" : écrasé de libellules au piment!!!

dimanche 19 janvier 2014

Compte rendu de l'Australie

Après avoir traversé le Vietnam, la Thailande et la Malaisie, voici qu'il est temps de faire le bilan de notre petit bout d'aventure en Australie.
Nous avons passé 17 jours en Australie, sur la cote Est.

Ce qu'on a aimé :

  • L'immensité du Pays, il faut de très longs kilomètres pour aller d'un point à l'autre
  • La diversité des paysages
  • Une population heureuse et accueillante, les gens sont souriants, prêts à rendre service et il prennent tout simplement le temps de vivre
  • Un sentiment de sécurité
  •  Le respect de l'environnement, des lieux publics : c'est propre, bien entretenu
  • Des infrastructures modernes : douches/toilettes partout, barbecues gratuits, parcs de jeu et de sport accessible à tous
  • La ville de Sydney, grandiose et moderne

Ce qui nous a moins plu :
  • La vie est chère surtout quand on a un petit budget
  • Des fast-food par milliers, le burger est roi!
  • Internet a 10 ans de retard, wifi payant quand on en trouve 

Ce qui nous a étonné :
  • Les australiens sont assez sportifs, les hommes très musclés et les filles très peu vêtues (surtout dans les villes et sur la cote)
  • la majorité de la population a un barbecue et un 4x4
  • La spécialité "meat pie" tourte à la viande
  • Il y a beaucoup d'animaux : koalas, kangourous... et des chauves souris qui font 10 fois la taille de celle qu'on a en France.


En bref, 17 jours c'est vraiment insuffisant pour découvrir le pays, tellement il y a d'endroits différents à découvrir et les distances sont énormes.
Niveau budget, nous avons fait au mieux pour dépenser le moins possible sachant que la vie est très chère. Pour éviter les hôtels, nous avons dormi chez des gens avec Airbnb (voir premier article), chez notre amie et dans le van. Pour manger, nous avons pu cuisiner tout le temps. 
Malgré cela, les transports ont coûté très cher... et les activités étant hors budget nous n'avons pas pu voir de zoo où découvrir les îles incontournables de la cote Est.
Nous avons été ravis d'assister au feu d'artifice de Sydney pour le nouvel an, de découvrir les paysages, les plages, de surfer et de voir que la culture australienne est très cool! 
Très heureux aussi de retrouver notre amie Maud installée là bas et de partager un bout d'aventure avec Tibo.
L'expérience en van nous a donné un sentiment de liberté et ça a été très agréable de découvrir le pays de cette façon. 

jeudi 16 janvier 2014

Australie côte Est

1700km en Van en 6 jours pour découvrir un petit bout de la côte Est de l'Australie.
Nous avons loué avec Travellers Autobarn, un des moins cher en cette période mais quand même le double du prix normal car on est en haute saison.


Le premier jour, nous sommes partis de Brisbane accompagné de Tibo en direction de Byron bay (2heures de route). Nous nous sommes promenés jusqu'au phare connu pour être le point le plus à l'Est de l'Australie. Le panorama est grandiose!
Nous nous sommes ensuite baignés et on a laissé l'infatigable aventurier Tibo reprendre sa route...
Nous, on a passé la première nuit sur un parking à l'écart de la ville. Mais la nuit fut courte en raison d'un réveil énergique par les rangers du coin à 5heures du matin!

Le lendemain nous avons donc repris la route de bonne heure, et longé la route de la plage. On s'est arrêté avant pour surfer puis on a mangé dans le van devant la mer déchaînée de Coolangata à cause du vent et de la pluie!
Vu le temps bien pourri, on a décidé d'en profiter pour faire de la route et pour remonter à Caloundra (au dessus de Brisbane). On trouvera un parking désert avec bloc sanitaire, devant la plage pour y passer la nuit.

Le 3eme jour, départ pour Noosa avec ses magnifiques plages, on en a profité pour se baigner, surfer et se promener. Dans l'après-midi on a repris la route en direction de Rainbow beach pour y camper.
Pour dormir dans cette ville, il faut payer un permis de stationnement de 5$/personne (3€) à l'entrée de la ville. Après, il faut se rendre dans des espaces en dehors de la ville spécialement aménagés pour les voyageurs, en majorité pour les 4x4.
Nous nous sommes donc rendus sur une des aires, accessible à tous véhicules (sur le descriptif). Passé l'entrée, on circule sur un chemin fait de sable et de cailloux assez cahotique mais on continue quand même pour trouver un emplacement donnant sur la plage... ce qui se transforme vite en cauchemar par la suite...
Au bout de 500m le van s'arrête, complètement ensablé et impossible à bouger. Il est 8h du soir, il fait nuit et on est paumé dans la nature avec un van bloqué dans le sable, bref c'est pas la joie...Notre chance viendra d'un australien qui, juste en face de nous, campe avec sa famille et son énorme 4x4, bien plus adapté que notre van et ses 500 000km. Il nous propose de nous tracter vers l'arrière et de nous dégager. Commence alors une grosse demi-heure de remorquage, entre frayeur et impatience, car le van s'est ré ensablé plusieurs fois, manquant de percuter les arbres,  de casser le moteur et d'arracher tout l'arrière, tant le 4X4 de l'australien est puissant (il faisait voler le van à chaque accélération). Une fois bien dégagé, on déguerpi de ce site en rejoignant un autre, mais ne dépassant pas l'entrée et la route goudronnée.
Plus jamais on ne retentera les parc sauvage! Heureusement, le van n'a quasiment pas de dégâts, juste un petit  bout de plastique cassé que les loueurs ne remarqueront même pas. On passe une nuit calme avant de reprendre la route le matin vers Hervey bay pour y manger le midi.

Hervey bay n'a aucun intérêt à part pour ceux qui veulent se rendre sur Fraser Island, la plage n'est pas belle et l'eau vaseuse et le front de mer pas terrible.
On reprend la route vers Bargara, petite station balnéaire située à deux heures pour y passer la troisième nuit, mais pas de chance avec le temps : du vent et des nuages. On décide de trouver un camping  (13€) pour passer la nuit, pour avoir de l'électricité et de pas stresser de se faire réveiller pas un ranger énervé!

Le lendemain, direction Town of 1770 plus au nord, premier coin de l'australie découvert par James Cook, en 1770!
On trouve enfin des paysage qu'on imaginait en pensant à l'australie, une eau cristalline, des km de terres désertes, du sable blanc au milieu d'une eau bleue...
On mange dans le van, avec en fond un panorama magnifique.
On se dirige ensuite vers Agnes Water, à 6km de 1770, pour passer l'après-midi sur la plage, profiter d'une eau à 25°C et d'un soleil de plomb (toujours avec le vent qui nous accompagne depuis le début). Les vagues ne sont pas exceptionnelles avec le vent mais suffisantes pour s'amuser un peu, avec quand même de l'appréhension car le coin abrite quelques requins, mais vu le nombre de personnes dans l'eau, on se rassure en se disant qu'on sera pas le premier a être croqué!
Le soir, nous rejoignons une aire réservée aux campeurs, assez sommaire (pas de douches) à quelques km où l'on paie les rangers qui passe au petit matin récupérer les 6$ par personne.

Le lendemain matin, petite baignade avant de débuter les 7h de routes pour rejoindre Caloundra, dernière étape avant de rendre le van.
On arrive en début de soirée et on retombe sur le même endroit ou l'on avait passé la seconde nuit, un parking désert donnant sur la plage avec douche, bien au calme et discret.
 Direction la plage de Caloundra le matin avant de retourner sur Brisbane et rendre le van, le road trip en van touche à sa fin.

Au final, si on met de coté le prix excessif dû à la haute saison (et les 15l au 100 de l'engin qui dévore l'essence), un road trip en van en Australie est incontournable si on veut vraiment découvrir le pays, l'immensité et la diversité des paysages.
On trouve facilement des sanitaires propres, bien entretenus, souvent avec des douches, des barbecues électriques en libre service et propres (les australiens sont très respectueux, rien à voir avec la France), un nombre élevé de parcs naturels ou on peut camper pour pas cher ou dormir gratuitement dans la rue (discrètement quand même). Ce fut vraiment une super expérience, un peu courte, qui donne envie d'en refaire.